Texte Libre


Salam alaykoum, et bienvenue sur le site du MINHAJ SALAFI.
Pour tout savoir et mieux en comprendre la réalité  afin ne pas être induit en erreur.

 

Contribuez à défendre vos frères et soeurs en dénonçant cette secte:
". ENVOYEZ NOUS VOS ARTICLES SUR CETTE SECTE

Posez vos questions sur l'Islam, nous ferons de notre mieux pour vous répondre inchaAllah à la lumière du Coran et de la Sounna, en vous donnant les réponses faites par les savants au sujet de vos interrogations.

Ibn Abdel Wahab Mouhammad

Samedi 15 juillet 2006
Critique du Kitâb al-Tawhîd al-Ladhî Huwa Haqqullâh ‘alâ al-‘Abîd du chaykh Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb


 

(note: les numéros entre crochets font référence aux numéros des chapitres du kitab at tawhid et ceux entre parenthèse en gras aux notes de bas de page.)

 



Le livre de Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhâb “inéléguant… contenant l’acceptable et l’inacceptable” -selon l’élève d’al-Shawkani Siddîq Hasan Khân al-Qinnawjî (1) -, le Kitab at Tawhîd a été promu, de par le pouvoir de la libre distribution et du “dumping” sur le marché du livre, au rang de classique alors qu’il est en fait truffé de citations étranges et d’erreurs doctrinales telles que celles-ci :
  • Qualifier les ‘Ash’arîtes de “négateurs des Attributs Divins” (mu’attila) [chapitres 2 et 16]
  • Déclarer que le shirk mineur est une partie intégrante du shirk majeur [7]
  • Mépriser la compréhension du tawhid de “l’élite des gens d’aujourd’hui” [15]
  • Déclarer que Abu Jahl connaît lâ ilaha illa Allah mieux que les ‘Ulama Musulmans [18]
  • Attribuer le début du shirk aux actes des gens de science et de religion, à cause de leur amour pour les saints (les véridiques). [19]
  • Interpréter à tort le hadith “Ne faites pas de ma tombe une idole” comme signifiant: « ne priez même pas à proximité » alors que le sens accepté est : ne priez pas dans sa direction ni dessus.* [20]

    *L’auteur se permet même d’ajouter : « les compagnons n'étaient pas censés construire une mosquée sur la Tombe du Prophète »
  • Citer le hadith : « quand le Messager d’Allah (sallallahu ‘alaihi wa salam) envoya Mu’âdh (radhiAllahu ‘anhu) au Yemen il lui dit : ‘Tu rencontreras les Gens du Livre, appelle les donc en tout premier lieu à attester qu’il n’y a pas de Dieu excepté Allah’ » en omettant la parole « et que je suis le Messager d’Allah (exalté) », alors que cette phrase est rapportée par la totalité des Maîtres du Hadith excepté un (al-Bahyaqi) [5]
  • Présenter à tort une narration très gharîb (douteuse) comme remontant au Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) par Târiq ibn Shihâb alors que c’est une narration mawqûf (d’un compagnon) des mots de Salmân al-Fârisî rapporté par Târiq [10]
  • Cette boulette est due au fait que Ibn ‘Abd al-Wahhâb a imité la déclaration erronée à ce propos de Ibn al-Qayyim dans al-Jawâb al-Kâfî (p.21) sans vérifier les sources où se trouvait ce récit, comme al-Zuhd de Ibn Abî ‘Asim, la Hilya d’Abû Nu’aym, et le Kifâya de al-Khatîb.
  • Pire encore, Ibn ‘Abd al-Wahhâb attribue la narration à « Ahmad » (râwahu Ahmad), ce qui signifie le Musnad de l’Imâm Ahmad ibn Hanbal dans la terminologie du hadith. Or, ce récit ne se trouve dans aucun des ouvrages de l’Imâm Ahmad, que ce soit le Musnad, al-Zuhd, ou d’autres. Il est vrai que la chaîne de transmission passe par Ahmad, mais lui attribuer le rapport de ce récit est une tromperie.
  • Citer une autre tradition faible qu’ « un Compagnon » a dit : « Allons tous chercher le secours du Messager d’Allah (sallallahu ‘alaihi wa salam) (qûmû binâ nastaghîthu birasûlillah) contre cet hypocrite [‘Abd Allâh ibn Ubay ibn Salûl qui a défié Abû Bakr de demander au Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) d’accomplir un miracle majeur], » alors que le Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) a dit : “ Innahu lâ yustaghâthu bî innamâ yustaghâthu billâh” - l’aide ne se cherche pas auprès de moi mais seulement auprès d’Allah” Ibn ‘Abd al-Wahhâb l’attribue à al-Tabarânî. [10]

     

Premièrement, les formulations «nastaghîthu birasûlillah» et “ Innahu lâ yustaghâthu bî innamâ yustaghâthu billâh » ne se trouvent dans aucun livre de hadith et elles n’ont pas de chaîne de transmission ! La référence à « al-Tabarânî » montre l’imitation aveugle de la référence incorrecte d’Ibn Taymiyya de ces paroles au al-Mu‘jam al-Kabîr d’al-Tabarânî dans al-Radd ‘alâ al-Bakrî et dans Majmû‘ al-Fatâwâ.

Deuxièmement, la formulation correcte trouvée dans le Tabaqât d’Ibn Sa‘d, le Musnad, et al-Jâmi‘ al-S.aghîr est que Abu Bakr a dit : « Dressons nous et allons chercher le Messager d’Allah pour chercher de l’aide » (qûmû nastaghîthu ilâ rasûlillah) contre cet hypocrite » à quoi le Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) répondit : “Lâ yuqâmu lî innamâ yuqâmu lillâh » ce n’est pas pour moi qu’il faut s’élever mais uniquement pour Allah. » Donc la réponse du Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) ne concerne pas le moyen mais la motivation et le but des compagnons à se dresser contre l’hypocrite. Ceci est confirmé par un autre récit dans lequel ‘Umar demande la permission de tuer ‘Abd Allâh ibn Ubay ibn Salûl, à quoi le Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) répliqua : « Laisse le sinon les gens dirons que Muhammad tue ses compagnons. » (2)

Troisièmement, la chaîne de transmission : Lâ yuqâmu lî innamâ yuqâmu lillâh contient un narrateur inconnu en plus de ‘Abd Allâh ibn Lahî qui est considéré comme faible, comme indiqué par al-Haythamî dans Majma‘ al-Zawâ’id (8:40), donc ce récit est faible et inapte à servir de base dans les questions de croyance !
Quatrièmement le récit ne se trouve pas ailleurs que dans de très peu nombreuses compilations de hadiths et est interminable et plutôt improbable dans sa formulation complète, c’est pourquoi Ibn Kathîr le considère comme « extrêmement étrange » (garib jiddan) dans son tafsir (3 :174)

Cinquièmement, le compagnon en question est Abû Bakr (radhiAllahu ‘anhu) ce qui serait en soi -si le récit était authentique- que l’istighâtha du Prophète ne peut pas être du shirk étant donné que Abû Bakr était le plus savant et le plus strict des Compagnons sur le Tawhid !

Sixièmement, le sens de la correction personnelle impliquée par la phrase de Abu Bakr et la réponse du Prophète (sallallahu ‘alaihi wa salam) sont confirmés par les mots extraordinaires qu’Abu Bakr a dit à Rabî’a al-Aslamî - la servante du prophète - qu’il regrettait d’avoir insulté : « tu vas m’insulter en retour (en juste rétribution) sinon j’irai chercher l’aide du Messager d’Allah contre toi ! (aw la’asta‘diyanna ‘alayka Rasûlallâh) (3)

  • Dire texto: “Les mécréants qui connaissent leur mécréance sont mieux guidés que les croyants.” (inna al-kuffâr al-ladhîna ya‘rifûna kufrahum ahdâ sabîlan min al-mu’minîn) [23]

     

  • Dire : « Parmi les polythéistes sont ceux qui aiment Allah avec un amour intense » [31]

     

  • Dire : « Le musulman a été appelé un adorateur du dinar et du dirham » [37]

     

  • Montrer un mépris non dissimulé des Awliyâ, des ‘Ulema, les croyants en général :
  • « Les conditions se sont dégradées au point où, pour beaucoup,
    l’adoration des moines est la meilleur des actions et est appelée ‘sainteté’ (wilâya), alors que l’adoration des docteurs de la Loi est appellé ‘science’ et ‘jurisprudence’. Alors les conditions se sont dégradées encore plus,
    jusqu’à ce que ce ne soit même plus des saints qui sont adorés à la place d’Allah, et, en second lieu, ceux qui étaient ignorants. » [38]

     

  • Dire que « les deux opposés [foi et mécréance] peuvent cohabiter dans un seul coeur” [41] en contradiction avec le verset {Allah n’a donné à aucun homme d’avoir deux cœur dans sa poitrine}. Ceci, ainsi que les 4 concepts précédents, est fondamental pour comprendre la propagation par les Wahhabites de la suspicion mutuelle entre les Musulmans.

     

  • Comparer le poème al-Burda à donner un égal à Allah (éxalté) [44]

     

  • Assimiler le titre islamique qâdi al-qudât « juge en chef », au titre interdit de
    shâhân shâh, “Roi des rois.” [46]

     

  • Citer Ibn Hazm pour expliquer un verset sur la ‘aqîda alors qu’ils considèrent
    qu’Ibn Hazm est un Jahmî en ‘aqida (4) [50]

     

  • Attribuer le shirk aux Prophètes (en l’occurrence Adam et Hawa paix sur eux)
    « dans le principe mais pas en réalité » [50]

     

  • Déclarer qu’il est explicitement dit qu’Allah a deux mains : la droite tient le ciel et l’autre tient la terre, et cette autre est clairement nommée la main gauche [67]

     

A Allah nous appartenons et à Allah nous retournons.

Hajj Gibril ibn Fouad Haddad

------------------------------------------------------


[1] dans son Abjad al-‘Ulûm (3:198-199).
[2]Rapporté de Jâbir par Ibn Bashkuwâl dans Ghawâmid. al-Asmâ’ al-Mubhama (1:101).
[3]Rapporté de Rabî‘a ibn Ka‘b ibn Mâlik par Ah.mad avec une chaine bonne
[4]Cf. La description sans précédent de Ibn Hazm par al-Albânî’s dans ses notes sur al-Alûsî’s al-Âyât al-Bayyinât (p. 64) comme « un Jahmî endurci sur le sujet des Noms Divins et des Attributs. »

http://www.livingislam.org/wahtwd_e.html
Par Abou Abdassatar Al Mouhawwid
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Annonce

Le site web qui vous apprend tout sur le
MINHAJ SALAFI:
Albani
AbdelWahab
Benbaz
Mouqbil
Fawzan
Ibn Taymiya
Othaymine

 

Recommander

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus